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Biba – Les Baronnes de la Drogue

Dans un village des contreforts de L’Himalaya -Malana-, au nord de l’Inde, des femmes qui se disent descendantes d’Alexandre le Grand ont pris le pouvoir. Et dirigent d’une poigne de fer la production et la vente de la « creme de Malana », Le cannabis le plus cher du monde. Les hommes, simples partenaires sexuels interchangeables, sont exclusivement cantonnes aux corvees domestiques … PAR CATHY SCOTT-CLARK ET ADRIAN LEVY. PHOTOS JENNY MATTHEWS/NETWORK/RAPHO

Dans un champ, deux hommes armes de lourdes pioches en fer s’escriment sur un tas de pierres depuis le lever du jour. Lorsqu’ils auront termine, ils enchaineront sur la corvee de lessive. A la fin de la journee, ils recevront 100 roupies (environ 14 F) pour douze heures de travail. Enveloppee dans une couverture en laine rouge et grise, leur « patronne » les surveille d’un oeil tout en sirotant un the sucre au gingembre. Sous ses airs de frele grand-mere, Mennu n’est pas une femme ordinaire. C’est une « Fille d’Alexandre ». Elles sont sept cents dans le village de Malana, au pied de l’Himalaya, qui disent descendre d’Alexandre le Grand. Et qui, au jour d’aujourd’hui, dirigent le plus grand cartel de marijuana au monde… Une activite qui a fait leur fortune et leur a donne un pouvoir sur la gent male, unique dans tout le pays. Ce sont elles qui choisissent leur mari. Elles peuvent en divorcer a leur guise et aussi souvent qu’elles le souhaitent pour en prendre un nouveau. Toutes les taches domestiques sont reservees aux hommes. « II faut les surveiller constamment, declare Mennu sans lacher ses deux « larbins » des yeux. Ce sont des faineants. Si on les laissait faire, ils passeraient leur temps a fumer du hasch. » Mennu approche de la cinquantaine mais fait beaucoup plus vieille. Elle est maintenant debout devant la demeure qu’elle a construite et payee elle-meme il y a trente ans, quand elle s’est mariee. Une maison bleue de trois etages, aux murs ciseles à la main par les artisans locaux. Aujourd’hui, toute sa famille est la. Ses cinq enfants, leurs conjoints et une douzaine de petits-enfants. « C’est moi qui ai paye pour tout ce que nous avons. Apres moi, ce sont ma fille et ma petite-fille qui prendront les rênes du business, explique-t-elle. On ne peut pas faire confiance aux hommes. Mon mari, si je lui donnais de l’argent, il le boirait ou le dilapi derait au jeu. »

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